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24.10.2007

La nature, notre guide le plus sûr

Les civilisations d’autrefois et notamment la tradition asiatique, insistent sur l’importance pour l’homme, d’être bien intégré à son milieu naturel. Se nourrir de produits de saison, adapter ses horaires de sommeil au rythme du soleil, le rythme du travail quotidien à l’intensité de l‘activité saisonnière, était naturel pour les civilisations rurales qui nous ont précédées.

Aujourd’hui la plupart d’entre nous vivent dans les villes. Nous avons perdu contact avec la nature. Nous avons perdu une bonne part de notre instinct. Heureusement, nous ressentons fortement le besoin d’aller nous ressourcer. Durant les week-end, tout le monde se précipite à la campagne. Ou au bord de la mer.

Mais qu’est-ce donc qui nous fascine tant, au contact des éléments naturels ?

Le spectacle que nous y rencontrons, a longtemps inspiré les poètes. Les peintres, les artistes, et même les scientifiques, se laissent facilement impressionner par le spectacle grandiose de la beauté sauvage. Les meilleurs scientifiques de notre époque, sont également un peu poètes. Bien souvent ils avouent dans l’introduction de leurs ouvrages les plus sérieux, comment la vocation leur est venue dans leur plus jeune âge, comme ils étaient alors en admiration devant les lois de la nature, comment aujourd’hui encore, alors qu’ils tentent d’expliquer les phénomènes qui nous étonnent, ils restent fascinés par les procédés simples et efficaces, élaborés au cours des siècles.

Beaucoup des inventions que nous avons faites, ont été inspirées par la nature, et de nos jours les chercheurs en intelligence artificielle, s’inspirent des procédures naturelles élaborées par la vie. L’étude du fonctionnement d’une ruche ou de la façon dont les fourmis recherchent leur nourriture, peut nous en apprendre beaucoup.

Les singes également peuvent nous étonner car ils sont si proches de nous ! Observez un groupe de singes, et vous découvrirez sans peine qui est le chef du clan, qui se range à ses côtés et qui le conteste, qui est le bouffon prêt à faire des farces aux autres, et qui est manipulateur.

Les zoologistes ont classé l’espèce humaine parmi les primates. Autrement dit nous sommes des singes. Que ça nous plaise ou non, c’est l’avis des spécialistes !

En matière de psychologie, la plupart des concepts gagnent à être réexaminés sous l’angle de la zoologie. Pour ne citer qu’un exemple : puisque les animaux ont des rêves, c’est que le rêve doit fort bien fonctionner sans qu’on l’analyse…

Evidemment cela ne signifie pas que l’on ne peut rien apprendre sur soi, par l’analyse des rêves : bien sûr que les rêves peuvent être source de connaissance. Mais il n’est pas nécessaire d’analyser nos rêves, pour qu’ils remplissent correctement leur fonction.

Si l’homme est un singe plus évolué que les autres primates, on peut raisonnablement penser que les comportements instinctifs des singes, un peu plus archaïques, constituent le fondement de nos propres automatismes de fonctionnement inconscients.

Beaucoup de choses s’expliquent quand on considère l’homme comme programmé par la nature suivant le même modèle que les singes, dont il diffère toutefois par certaines caractéristiques. L’homme se distingue en effet par le fait qu’il est carnivore. C’est même un grand prédateur, celui qui a éliminé tous les autres et de l’avis des zoologistes, les animaux prédateurs tendent à être intelligents, parce qu’ils doivent élaborer des stratégies complexes pour piéger leurs proies.

L’homme est donc le plus terrible prédateur. Mais c’est aussi le plus érudit… Un animal en somme, capable du meilleur comme du pire…

Alors, comment pouvons-nous utiliser sans trop de casse, nos mécanismes biologiques ?

Comme le singe, l’homme est un animal social, très communiquant. Comme le singe qui a besoin d’attention de la part de ses congénères, l’homme n’aime pas du tout la solitude. Un tigre peut vivre seul au milieu de la jungle, un singe ne le peut pas. Si les relations sociales se dégradent, le stress arrive très vite, parce que cela peut devenir très grave. Se faire mettre au ban de la tribu, c’est risquer une mort imminente. Le stress intervient automatiquement comme signal d’alarme : « attention, tu risques de te retrouver seul si tu continues comme ça. Tâche de trouver des amis, sinon… ».

Même si nous nous sommes organisés pour pouvoir vivre seuls aujourd’hui, notre système nerveux est resté identique à celui d’un homme préhistorique vivant il y a 30.000 ans, car l’évolution des espèces est très lente et n’a pas suivi notre mode d’organisation social. Les mécanismes du stress sont exactement les mêmes.

Pour lutter contre la solitude des temps modernes, où l‘on peut se sentir ignoré au milieu de milliers de personnes, il est nécessaire de trouver des solutions et en particulier, il est temps d’apprendre à communiquer autrement, en faisant appel à notre instinct, à cette communication non verbale, bien connue de nos amis les singes…

Nous nous sommes tant coupés de la nature, que nous avons oublié notre instinct le plus évident. J’ai même vu une jeune maman qui ne savait pas reconnaître, lorsque son bébé pleurait, si c’était parce qu’il avait faim ou parce qu’il avait sommeil !

Aujourd’hui beaucoup de gens pensent sincèrement que nous risquons de mal interpréter les expressions d’autrui. Or les zoologistes disent qu’un mammifère comprend sans risque d’erreur le cri d’un autre mammifère, même d’une espèce différente. Alors, ou bien nous ne sommes plus des mammifères, ou nous avons complètement perdu le nord…

Réapprenons à écouter le son d’une voix, son intonation, et ce qu’il y a derrière le son, une âme une vie ou une chanson, une bonne intention…

Voilà qui nous permettra sans doute d’en savoir plus, sur ce drôle d'animal que nous sommes, et qui sait, de mieux comprendre nos amis les hommes...