17.11.2009

Communication non verbale

Conférence-discussion à la librairie Etincelles d'Eveil

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 Thème : La communication non verbale au service de l'expression de soi

Vendredi 11 décembre à partir de 15 heures 30, vous êtes invités à la librairie Etincelles d'Eveil, à Cavaillon, prés d'Avignon.

A l'occasion de la sortie de mon dernier livre :

Le Non Verbal, clé de la Communication

j'animerai une discussion sur la communication non verbale, son utilité dans la vie quotidienne, notamment en famille et au travail. Nous verrons comment la communication non verbale peut nous aider à nous exprimer avec plus de justesse et de force, afin de nous faire accepter tels que nous sommes.Livres 006.jpg

Je pourrai à cette occasion vous dédicacer le livre si vous le souhaitez.

 

Pour plus de détails sur le livre : cliquer ici >>>>>>>

 

La librairie Etincelles d'Eveil se trouve au centre ville de Cavaillon :

Adresse : 65, Boulevard Paul Doumer  84300 Cavaillon

Telephone : 04 90 71 62 89

Plan d'acces :

 


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06.11.2009

Le Non Verbal

J'ai le plaisir de vous présenter mon nouveau livre : Le Non Verbal, clé de la communication

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La Communication Non Verbale au service de l'Expression de Soi :

Aujourd'hui on parle beaucoup de communication, mais quel sens donne-t-on véritablement à ce mot ? La communication utilisée en politique, en publicité, et même à l'intérieur de l'entreprise, est-elle vraiment faite pour établir une relation saine entre les gens ?

La communication dont parle ce livre n'est pas synonyme de manipulation : elle a pour but de se faire accepter tel qu'on est, sans se sentir obligé se contorsionner en tous sens pour avoir le droit d'exister. Cette nouvelle forme de communication, respectueuse de l'autre et de soi-même, se reconnaît à son efficacité.

En effet s'il est vrai qu'aujourd'hui la tendance est de communiquer beaucoup, et que nous le faisons de mieux en mieux, on en arrive parfois à oublier qu'une bonne communication se reconnaît à un élément très concret : sa capacité à dénouer les conflits, en les désamorçant avant qu'ils ne surviennent. Pour parvenir à cette fin, les qualités humaines que nous possédons tous doivent être utilisées harmonieusement, et l'on sait que le non verbal compte encore plus que les mots.

Voilà pourquoi au fil des pages, on apprendra à développer une forme de Communication Non Verbale, à la fois puissante et respectueuse de nos proches.

Mettez un Tigre dans votre moteur !

Se fondant sur les connaissances les plus actuelles en matière de communication, le texte s'inspire de la philosophie bouddhiste, des arts martiaux, des lois de la nature et de la communication animale. Les questions posées au cours de séances individuelles et de stages organisés sur le sujet, ont été regroupées pour agrémenter le texte qui prend ainsi la forme d'une discussion vivante.

Parmi les sujets abordés :

- L'art de s'affirmer sans blesser

Certaines personnes y parviennent de façon naturelle, nous les avons rencontrées... On vous donne ici leur méthode.

- L'art de recevoir une critique sans se sentir mal à l'aise

Les critiques formulées par nos proches peuvent nous faire progresser ; le problème c'est qu'elles peuvent aussi nous enfoncer complètement ! Alors, comment rester ouvert à la critique, sans se laisser démolir ? Vous le saurez bientôt...

- Savoir dire « Non »

 Si l'on veut rester soi-même, il est important de savoir dire "non" à l'autre, sans qu'il ou elle se sente frustré(e) ou diminué(e).

- Gérer la colère de l'autre

Ne vous en faites pas, la colère est un mécanisme, et depuis que les ordinateurs nous ont habitués à toutes les misères possibles, nous avons appris gérer bien des mécanismes, même les plus fastidieux...

Alors oui, écouter sincèrement l'autre tout en gérant sa colère, c'est parfaitement possible. Tout vous est expliqué avec photos à l'appui.

- Le couple

Un espace à protéger...

- L'adolescence

Un challenge important à réussir.

- Bien communiquer au travail

Indispensable en cette période où l'emploi est précieux.

- Savoir gérer ses chefs

Mais oui c'est possible, un peu délicat mais faisable...

... Et la liste ne s'arrête pas là, le livre décrit (parfois avec humour) les situations les plus variées de la vie courante, pour lesquelles il donne des pistes originales, en indiquant comment vous pouvez adapter les solutions proposées à votre cadre de vie particulier.

Le livre comporte 180 pages, 36 photos explicatives, prix public 19, 50 € TTC (environ 29 dollars canadiens).

Voir un extrait :

Vous pouvez voir un extrait du livre, ou le commander sur le site de mon éditeur, cliquer ici > : >>>>>>

Commander le livre :

Vous pouvez commander le livre sur le site de mon éditeur (voir paragraphe ci-dessus), ou directement ici en cliquant sur le bouton ci-dessous (frais de transport réduits) :

09.08.2009

Sylvain, l'enfant de la forêt

J'étais seul dans la forêt et je marchais. Je n'allais nulle part en particulier, content de suivre ce chemin rencontré au hasard, avec l'impression qu'il devait forcément mener quelque part.

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De temps en temps j'apercevais de loin un animal, qui s'éclipsait aussitôt sans un bruit. J'avais la sensation que j'allais rencontrer quelque chose, quelqu'un. Oui, quelqu'un qui me surprendrait, et je n'allais pas être déçu.

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 J'avais lu des contes évoquant les elfes, les sylphides, les gnomes et autres esprits de la forêt, mais celui qui s'est présenté à moi ne ressemblait en rien à tous ceux-là, c'était juste un enfant.

Je ne sais ce qu'il faisait là, ni qui l'avait amené ici et sa présence me parut insolite. Je compris par la suite, que c'était un génie, bien qu'il n'en aie aucunement l'allure. En effet les génies, selon l'idée que je m'en faisais, étaient de ces personnes immenses, manipulant à leur guise les pouvoirs magiques, et sachant répondre à toutes les questions. Or Sylvain - c'était son nom – n'avait pas de réponses et seulement des questions. Il ne m'en posa qu'une mais elle fut redoutable : « et maintenant, au jour d'aujourd'hui, qu'est-ce qui te manque pour être heureux ? »

 

Il avait dit cela avec une telle innocence et un tel aplomb, que je lui fit la liste de tout ce qui me manquait. Habituellement les génies n'acceptent que trois veux, ils n'en veulent pas davantage, or celui-là m'écouta patiemment.

 

Je me lançais donc dans une longue énumération, et à chaque élément que j'ajoutais, il insistait pour en savoir davantage. Puis invariablement il demandait : « et si tu arrives à obtenir ce dont tu parles, seras-tu heureux ? ». Et c'est ainsi que de fil en aiguille, je continuais la liste.

 

Habituellement les génies exhaussent tous les veux au fil des demandes, mais lui se contentait d'acquiescer en hochant la tête, revenant toujours à sa question.

Au bout d'un moment j'en eus fini d'énoncer toutes les choses dont j'étais sûr de manquer, toutes les choses qui me faisaient souffrir, et toutes les choses qui me paraissaient indispensables. Pourtant je continuais la liste en rajoutant ce qui me paraissait utile.

Et quand j'en eus fini avec l'utile, je continuais avec l'agréable.

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Au moment où nous arrivions dans une clairière, nous vîmes apparaitre une cabane qui semblait avoir poussé toute seule. Sylvain y entra et s'assit en plein milieu, alors je m'assis à côté de lui. En ayant terminé avec l'agréable, je me surpris à continuer encore en inventant des objets, des relations et des situations, auxquels je ne m'étais jamais intéressé.

 

Et je continuais ainsi, longtemps, entrainé malgré moi par je ne sais quel besoin impérieux, comme si la perspective du bonheur imminent me semblait redoutable.

 

Le génie fit mine de ne s'apercevoir de rien, se contentant d'écouter toujours aussi patiemment. Il n'avait même plus besoin de revenir à sa question rituelle, tant elle était ancrée dans mon esprit, revenant sans cesse comme un refrain.

 

Et moi tout en continuant, je ressentais comme un décalage : c'était comme si j'avais choisi le bonheur comme but ultime, mais qu'en même temps je rajoutais des obstacles afin d'éviter d'y parvenir trop vite.

 

Pourquoi ? Pourquoi cette peur de reconnaître que le bonheur est probablement là, tout près, à portée de la main ? Qu'il suffisait sans doute de tendre le bras pour le toucher, et là, tout à coup, j'ai croisé le regard de mon petit génie malicieux, et j'ai éclaté de rire !

 

Un rire sans raison, un rire de joie et d'éclats de bonheur, et nous avons rit tous les deux, emportés par je ne sais quel élan, comme si la vie en lui et la vie en moi ne faisaient qu'un, comme si les barrières de l'âge et les barrières de la logique, les barrières du connu et de l'inconnu, du passé, du futur, du vide et du néant, comme si toutes les limites éclataient face à l'évidence qu'il n'est pas nécessaire, d'une raison particulière pour rire aux éclats.

Et je me sentis... heureux.

 

J'en oubliais ma liste de conditions devenues inutiles à présent.

Alors nous avons dansé, au son d'une musique imaginaire. Et puis nous nous sommes quittés dans la joie.

 

Texte et photos : Régis

Livres et CD publiés par Régis

28.05.2009

Du Stress au plaisir...

Du Stress au plaisir de faire...

... Tel est le sujet de mon dernier livre, il vous sera particulièrement utile si vous êtes therapeute, enseignant ou parent...Cerveau T.jpg

Et je vous invite à la présentation de ce livre, Un Cerveau dans la Tempête, à la librairie Etincelles d'Eveil, située à Cavaillon, près d'Avignon, le vendredi 29 Mai a partir de 14 Heures 30.

Je pourrai a cette occasion dedicacer ce livre aux lecteurs qui le désirent.

Détails sur ce livre : cliquer ici >>>>>>

 

La librairie Etincelles d'Eveil

Elle se trouve au centre ville de Cavaillon :

Librairie Cavaillon 001.jpg

 

 

 

 Adresse : 65, Boulevard Paul Doumer  84300 Cavaillon

Telephone : 04 90 71 62 89

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23.01.2009

Un cerveau dans la tempête

J'ai le plaisir de vous présenter mon nouveau livre : Un cerveau dans la tempête…



Il parle de nos mécanismes : le Stress, le Plaisir et l'intelligence

C'est que le corps humain est une machine biologique qui a ses limites, celles d’un petit robot programmé par la nature. Doté de mécanismes de survie d’une ingéniosité extrême, le petit robot humain a été prévu pour la campagne et non pour la ville...

Comment protéger notre système nerveux et en tirer le meilleur parti ?

Les médecins et les thérapeutes trouveront là une mine d'informations, en provenance d'horizons scientifiques différents : l’intelligence artificielle, la zoologie, la biologie, la neurologie, la paléontologie… ces connaissances étant comparées entre elles dans un langage technique accessible à tous.

Du stress au plaisir de faire...

Les enseignants et les parents, de même que les personnes chargées d'animer des équipes, trouveront dans ce livre des éléments utiles pour épauler et motiver les personnes dont ils ont la charge.


Parmi les sujets abordés :
- le mecanisme du stress
- le stress au quotidien et le stress au travail
- les angoisses, la dépression
- combattre le stress par le contrôle de la respiration
- le mécanisme du plaisir, les addictions et la motivation
- les états de relaxation (avec les mesures associées) favorisant la créativité

154 pages, 23 schémas et illustrations, 19 € (environ 29 dollars canadiens).


Pour voir un extrait du livre, cliquer ici > : >>>>>>

 

Pour commander le livre vous pouvez :

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- soit envoyer un chèque de 21 € (19 € + transport) à l'ordre de Régis Fagot-Barraly, à l'adresse suivante : Espace lumière (à l'attention de Régis), 38 Bd Périer, 13008 Marseille. Indiquez bien votre adresse de livraison, si ce n'est pas celle inscrite sur le chèque.

- soit payer par carte bancaire au moyen du bouton suivant (paiement sécurisé par Paypal). Dans ce cas l'adresse de livraison vous est demandée automatiquement par Paypal :

 

Si vous désirez que votre livre vous soit dédicacé, vous pouvez me joindre gratuitement en cliquant sur le bouton suivant. Je pourrai ainsi ajouter à votre livre un commentaire personnalisé. En cas d'absence indiquez-moi bien votre mail afin que je puisse vous recontacter.

Find regisfagot on VZOchat.com

 

 

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14.01.2009

L'ivre de contes

Vive l'an 9 !
Je vous souhaite une bonne et heureuse année !


J'ai le plaisir également, de vous présenter ces quelques histoires métaphoriques ou poétiques, regroupées sous le titre "Métaphores..."

Par nature, les métaphores ont ce pouvoir de nous aider à comprendre, à accepter, à digérer nos expériences… à guérir de nos blessures.

Et elles le font d’une manière si subtile, si agréable, que nous ne nous en rendons pas compte sur le moment. On s’aperçoit quelques temps après, que ce qui nous oppressait a disparu, comme si le temps avait effacé la trace, inscrite en nous dans notre mémoire, de quelque difficulté oubliée.

Ces métaphores vous transporteront dans le monde magique où l'on retrouve les qualités oubliées d'un temps si proche, où nous partions à la découverte des grandes et des petites merveilles du monde... Alors...

Bonne lecture !

Le livre Métaphores

PS. Sur les conseils de mes premiers lecteurs, j'ai été amené à ajouter 21 photos en couleurs. Le prix de revient est donc un peu plus élevé, mais ça en vaut la peine.

15.11.2008

Les angoisses, comment y faire face...

Nos angoisses ne sont pas nos ennemies.

Nos angoisses existent en tant que système d’alerte : elles sont le fruit de l’évolution des espèces. Si les angoisses ne servaient à rien, il est bien évident que d’autres espèces animales, non pourvues de ce mécanisme, auraient survécu mieux que les primates, mieux que l’espèce humaine... et nous ne serions pas là…

Nos angoisses ne sont pas nos ennemies. Elles sont seulement inconfortables, comme peut l’être un réveil matin, à l’heure où nous aimerions prolonger notre rêverie... Elles sont inconfortables, parce que c’est la seule manière de nous réveiller.

Pas étonnant donc, que nous traitions nos angoisses exactement comme un réveil matin, en essayant de les faire taire, de toutes sortes de manières. Mais pas de chance : les angoisses fonctionnent comme un réveil à répétition : on a beau faire, l’alcool, le tabac, la frénésie d’activités, rien de tout cela ne fait durablement l’affaire.

Alors ? Faire face à nos angoisses au lieu de les fuir, n’est-ce pas ce que préconisent les bouddhistes par exemple, ainsi que les philosophes de diverses traditions ? Méditer des heures s'il le faut, jusqu’à ce que nos peurs disparaissent « comme le voile de la brume se dissipe au lever du jour »… Est-ce si facile ? ...

J’ai essayé cette technique et, dans le soucis de la rendre explicite, j’ai détaillé ci-dessous les étapes permettant de faciliter les choses.

Angoisses, mode d’emploi :

Complémentaire des méthodes classiques, cette technique est comparable à des premiers soins face à l’angoisse, lorsque celle-ci survient spontanément. Bien entendu elle n’a pas la prétention de remplacer un suivi psychologique ou un traitement médical, mais bien menée, elle permet un nettoyage progressif de nos peurs. Elle fonctionne en fait par accumulation de prises de conscience.

Obtenir le document par mail : Cliquer ici



A propos des angoisses, une petite histoire



L’efficacité est-elle au rendez-vous ?

Cette méthode a été conçue à la demande de plusieurs de nos clients, avec le concours d’autres thérapeutes.

A l’usage, nous avons eu la bonne surprise de constater qu'elle est souvent d’une efficacité supérieure à toutes les méthodes que nous avions essayées auparavant. Nous nous sommes aperçus également que les étapes finales demandaient tout de même une certaine pratique, et c’est pourquoi nous proposons des stages d’une journée, ou des formations individuelles de quelques heures, en appui du document envoyé par mail. La formation est possible également à distance par Webcam (voir plus bas).

Stages d’une journée :

Tarif journée 90 € Tarif réduit à 80 € en cas de réservation plus de 3 semaines à l’avance.
Etudiants, couples et groupes (à partir de 2 personnes) : 15 % de réduction.

Horaires : 10-13 H, 14-17H, ouverture des portes à 9H30. Possibilité d'amener son pique nique sur place.


Lieus et dates :
Marseille (Espace Lumière, 38 Bd Périer), et Isle sur la Sorgue (près d’Avignon).

Si vous désirez organiser un stage dans votre ville, sachez que je peux éventuellement me déplacer, à partir de 5 personnes.

Pour les dates, renseignements et réservations : 06 09 05 63 52.


Formations individuelles :

Compter deux à trois séances de coaching individuel.

Formation à distance par Webcam :

Comptez trois ou quatre séances. Vous trouverez toutes les explications ici >>>>>

  



Autres bonnes recettes : cliquer ici >>>>>

Autres documents sonores sur ce site : Colonne de gauche, des histoires, pour dormir le soir...

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12.11.2008

Eternelle jeunesse...

Au pays de l'éternelle jeunesse :

................................................Ecouter l'histoire... Partie 1 >> Cliquer ici >>>>>
........................................................................... Partie 2 >> Cliquer ici >>>>>

Mi-vagabond mi-globe-trotter, j’ai visité bien des pays de la Terre. J’ai vu l’Afrique et ses tribus, ses animaux magnifiques, la pauvreté de ses villages. J’ai vu la Russie et ses quartiers pauvres, la misère de ses taudis. Des villes immenses. Des métros bondés de gens pressés, des quartiers riches où de pauvres hères, le plus souvent estropiés, vivent de leur mendicité.

Et puis j’ai vu l’Inde légendaire, l’inde en pleine mutation, où se côtoient pauvres et riches, jeunes et vieux, gens incultes et gens instruits, fatalistes et ambitieux. J’ai rencontré des gens qui possèdent encore la sagesse d’autrefois : un maître de l’art théâtral, un maître de musique, et un maître de respiration archaïque.

Ayant remarqué ma passion pour les voyages, le maître de respiration m’a demandé : « voudrais-tu connaître le pays de l’éternelle jeunesse ? ». Très étonné, j’ai répondu que je n’en avais pas entendu parler.

Alors il a ajouté « tu devrais visiter le pays de l’éternelle jeunesse. Je vais t’expliquer où il se trouve ». Après avoir visité tant de pays où la vie est si difficile, j’avais très envie d’aller me ressourcer : le pays de l’éternelle jeunesse me semblait tout indiqué pour une halte durable, voir même pour m’y installer. « Mais avant cela, insista le professeur, je dois t’apprendre la respiration archaïque ».

En mon for intérieur, je me demandais en quoi cela pourrait m’être utile. Mais puisqu’apparemment, c’était une condition à laquelle il attachait de l’importance, je choisis de ne pas manifester mes doutes, et de prendre quelques jours pour suivre son enseignement.

C’était un excellent professeur, et sa technique était facile à suivre. En seulement deux jours il m’enseigna comment faire, et pendant les deux jours qui suivirent, il me laissa m’entraîner seul. Finalement je lui demandais : « est-ce je vais maintenant pouvoir partir au pays de l’éternelle jeunesse ? ». Il rit et me dit : « patience ! je vois que tu te débrouille pas mal. Encore deux jours, et ce sera parfait ». Je respirai donc deux jours de plus l’air de son ashram, assaisonné d’encens et de parfums épicés.

C’est le matin du septième jour qu’il revint me voir : « Tu vas maintenant pouvoir partir : je vais t’indiquer le chemin. Mais autant que tu le saches, les gens de là bas souffrent beaucoup, la vie n’y est pas facile ». Un peu surpris, je décidai néanmoins de faire mes bagages, et je partis sans me faire davantage de soucis.

En arrivant au pays de l’éternelle jeunesse, je n’y trouvai nulle trace de souffrance. Tout le monde était jeune et beau, les femmes étaient ravissantes. Tout le monde semblait souriant et gai, je n’eus aucun mal à me faire des amis. Quand je leur racontais, dans les soirées où j’étais invité, mes aventures de voyages, tous étaient intrigués. Ils me demandaient de décrire mes rencontres dans les détails. Parfois ils paraissaient touchés par toutes ces difficultés, auxquelles ils avaient toujours échappé : elles leur semblaient à la limite du supportable.

Quand je leur demandais quel était le secret de leur éternelle jeunesse, ils répondaient invariablement qu’ ils savaient prendre soin de leur physique. Qu’ils y portaient beaucoup d’attention, et bénéficiaient de toute l’expérience, des spécialistes de l’hygiène corporelle.
Parfois l’un d’eux ou l’une d’elle, ne venait plus aux soirées habituelles, et quand je demandais de ses nouvelles, on me répondait que c’était « pour se soigner ».

C’est seulement après un certain temps, que je remarquais que les absents, ne revenaient pas et que j’aperçus, de-ci, de-là, des regards gênés, des visages inquiets. Je repensai aux paroles de mon professeur de respiration archaïque : se pouvait-il réellement que les gens d’ici, souffrent secrètement ?

Je trouvai assez vite un studio et un petit boulot. Ce n’est qu’en y vivant, que je pus découvrir la culture de ce pays : culture du secret, culture de la beauté, culture physique de corps parfaits, de visages où toute ride devait être cachée. Alors je repensai à la vie de Siddhârta, dans le palais merveilleux de son père, là où tout était calculé pour cacher la misère. Se pourrait-il qu’ici aussi, existe un monde derrière le monde ? Un monde silencieux, un monde obscur, caché derrière de hauts murs, aux oubliettes de la cité ?

Et si les gens « partis se soigner » étaient simplement évacués derrière les murailles de quelque hôpital secret ? Un jour que nous parlions philosophie, avec quelques amis, je me décidai à poser la question qui depuis longtemps me brûlait les lèvres. Prenant mon courage à deux mains, je risquai : « puisque vous avez le secret de la jeunesse, avez-vous aussi celui de l’immortalité ? »

Qu’est-ce que j’avais pas dit ! Les visages se sont fermés : Regards consternés, mâchoires serrées, la discussion cessa sur le champ. Jamais je ne fus plus invité dans les soirées : évidemment j’avais dû prononcer un mot tabou. Certainement, tout ce qui faisait penser à la mort, et même son contraire, devait être tenu secret…

Je mis très longtemps à me refaire des amis. Dans toute la bonne société on se méfiait de moi : j’étais une personne imprévisible ! Je pouvais en pleine réunion amicale, dire une énormité et fiche par terre, l’ambiance festive de laquelle il ne fallait évidemment jamais se départir.

Mes nouveaux amis étaient tous des gens présentant quelque particularité hors norme. En fait, des êtres de seconde zone. Certains n’étaient pas très riches, d’autres pas très bien habillés, d’autres un peu provocateurs. Tous avaient plus ou moins été écartés des soirées mondaines. Avec eux les relations étaient plus faciles, même si je devais encore mesurer mes paroles, certains d’entre eux étant très sensibles. Ce qu’il y avait de bien en tous cas, c’est que même après une première réaction parfois épidermique, jamais ils ne gardaient de rancune.

C’est ainsi que je les appréciais, à leur contact je compris la réalité des choses : si l’on voulait survivre ici, il fallait s’engager dans une course à la perfection, et y jeter toutes ses forces. Le bronzage en été, le ski l’hiver, étaient des formalités incontournables. Dépenser son argent en soirées, vêtements et victuailles, préparer les ripailles dans les moments de Noel, c’était là un minimum indispensable. Toute l’année la chasse était ouverte, la chasse aux rides, la chasse aux cheveux blancs, la chasse aux signes de faiblesse, de vieillesse ou de paresse. Seul l’embonpoint était toléré, un peu moqué, mais toléré tout de même _pour le sexe masculin uniquement_ en raison du symbole de réussite qu’il représentait.

Après quelques temps je remarquais des signes de fébrilité, au sein de cette société. Je remarquai que les gens s’agitaient, et pas forcément pour un résultat. Parfois ils travaillaient comme des forcenés, rien que pour selon eux « ne pas s’ennuyer ». Ils avaient horreur de l’inaction parce que disaient-ils, ça les faisait « gamberger ».

Je savais bien à quoi ils gambergeaient. Mais amis me l’avaient dit, il y a un autre monde caché derrière les murs de la cité. Un monde à côté duquel même mes amis, pourtant citoyens de seconde zone, auraient paru privilégiés. Derrière les murs de la cité, il y avait tous les gens qu’on désirait cacher, parce qu’ils n’avaient pas réussi à se maintenir dans cette course folle, la course à l’éternelle jeunesse. On disait qu’ils étaient bien soignés, pour ce qui est des soins corporels, mais qu’en revanche ils souffraient d’avoir été écartés de leur vie habituelle. Et que le personnel, pour éclairé qu’il soit au niveau technique, n’avait aucunement le temps de se mettre à l’écoute de leurs plaintes.

Mes amis aussi, cédaient parfois à la panique. Une angoisse sourde et contagieuse, qui m’atteignait à moi aussi. Elle survenait le plus souvent la nuit, à l’heure où tout le monde s’est endormi, et où on se retrouve face à face avec soi-même. C’est alors que je me souvins des paroles de mon maitre de respiration archaïque et je décidai de me remettre à sa technique. A ma grande surprise je m’aperçus que cette respiration, calmait miraculeusement l’angoisse…

J’en fis part à mes amis : quelques uns acceptèrent de me croire. Mais ils n’avaient pas toujours la patience de persévérer assez longtemps, pour que ce soit efficace…

Alors j’utilisai la respiration archaïque pour moi-même… C’était un bon antidote à l’angoisse. Pourtant au bout de quelques temps, je m’aperçus que la technique à elle seule ne suffisait pas : l’angoisse disparaissait, puis revenait. Elle disparaissait, puis revenait. Néanmoins elle était devenue supportable, et je savais que je n’aurais plus à la fuir. Peu à peu j’arrivai à la regarder en face. Je m’aperçus qu’elle arrivait sous forme d’images, de mots défilant dans ma tête, et aussi de sensations d’inconfort.

Je me souvins de cette parole touareg : « Au loin je vis une silhouette et je pris peur, pensant que c’était un fauve. Mais quand la silhouette s’approcha, je vis que ce n’était qu’un homme. Et quand elle s’approcha encore, je vis que c’était un ami ».

Je me dis que si l’angoisse revenait sans cesse, c’est qu’elle devait bien avoir une fonction. Après tout si l’on en croit Darwin, l’évolution des espèces élimine sans coup férir, tout ce qui est inutile à la survie.

Alors quand me revenait un scénario catastrophe, je commençais par activer la respiration archaïque pour me calmer, et puis je regardais le film… Je me voyais sur l’écran, de l’extérieur, me débattre dans telle ou telle scène imaginaire. Des scénarios concernant le plus souvent, des événements à venir : à quoi tout cela pouvait-il bien servir, sinon à éviter le pire ?

Alors je me mis à regarder les scénarios, à les suivre jusqu’à leur terme. Parfois je déroulai le film à l’envers, je changeai quelques détails, et je relançais le film pour en observer les conséquences... Comment faire dans tel cas ? Et dans tel cas ? Et dans tel autre cas ?

Peu à peu les angoisses sont devenues mes amies. Quel magnifique système de prévention ! C’est comme d’apprendre à piloter sur un simulateur de vol. Le système vous dit : « et si vous n’avez plus de kérosène ? Et s’il y a un pirate dans l’avion ? » A chaque fois il vous laisse le temps de réfléchir. Vous devez trouver une solution, puis réagir. Quand vous devenez très très bon, le système passe au niveau supérieur : « Et si vous n’avez plus de kérosène, qu’il y a un pirate dans l’avion, et qu’il vous demande de faire un détour par Honolulu ?»

Il y a toujours un moment où le système automatique de prévention du pire vous pose un problème insoluble. Après tout c’est son métier de prévoir le pire. Un moment donné il vous dit : « Et quand tu vas mourir, tu feras quoi, après ? ». C’est à cause de cette question-là, qu’au pays de l’éternelle jeunesse, on peut pas s’en faire un ami.

Au pays de l’éternelle jeunesse, on hait le système de prévention du pire. On cherche par tous les moyens, à le faire taire.

En fait, j’avoue que cette question m’a déstabilisé aussi. Sur le moment je n’ai rien pu répondre. « Et quand tu vas mourir, tu feras quoi après ? ». Je ne savais comment répondre à cette devinette, alors le système automatique de prévention du pire, se faisait un malin plaisir, de venir me la resservir. De préférence la nuit évidemment, au moment où j’avais le temps de réfléchir …

Un jour cependant, je tombai accidentellement sur la réponse d’Einstein à un journaliste. A la question « est-ce que vous croyez en Dieu ?», Einstein répondit : « dites moi d’abord comment vous définissez Dieu, ensuite je vous dirai si j’y crois». Et là, c’est le journaliste qui resta coi.

Holà, me dis-je, mais je tiens la réponse magique ! Le soir même, lorsque mon système infaillible de prévention du pire se pointa devant moi, je lui dis : « c’était quoi ta question déjà ? ». Alors sans hésiter, il déroula sa mécanique : « Et quand tu vas mourir, tu feras quoi après ? »

« Dis moi d’abord ce qui se passe après la mort, je te dirai ce que je ferai alors. »

................................................Ecouter l'histoire... Partie 1 >> Cliquer ici >>>>>
........................................................................... Partie 2 >> Cliquer ici >>>>>

Note : La personne qui raconte l'histoire est bien sûr un personnage imaginaire. Cette histoire est partie d'un rêve, que j'ai fait voici quelques mois. Je marchais dans une forêt, traînant un boulet enchaîné à la jambe... Le boulet se faisait de plus en plus lourd à mesure que je marchais, et de plus il s'accrochait aux buissons et aux racines. Alors je me retournai et vis que c'était un boulet carré : Je m'accroupis pour le voir de plus près, c'était en fait une caisse à outils... Avec une étiquette sur laquelle il était marqué : "ANGOISSES". Et quand j'ouvrai la caisse à outils, je vis des clés étincelantes... Régis

Angoisses, mode d'emploi : Que faire concrètement, lorsqu'arrive une angoisse ? C'est le sujet de l'article suivant : Cliquer ici >>>>>

13.10.2008

Une solide petite graine

Une solide petite graine Pour écouter cliquer ici

Il était une fois une petite fleur qui vivait en ville au milieu de nulle part. Elle se sentait petite et impuissante. La pluie l'arrosait rarement, et sa santé était fragile : elle se sentait toute souffreteuse.

Tout mouvement lui était interdit, tant le béton l'oppressait. Elle avait envie de mourir, mais n'y parvenait pas.

Or la nuit pendant son sommeil, sans qu'elle ne se doute de rien, une goutte de rosée parvenait jusqu'à son visage, la rafraîchissant et la nourrissant secrètement.

C'est ainsi qu'insensiblement, la petite fleur grandissait.

Fleur-Beton.JPG

Vint un jour où l'une de ses maigres racines, parvint à trouver une fissure. A la moindre ondée ou même, dès que la brume du matin franchissait le seuil de l'aube, la petite racine progressait en secret à l'intérieur de sa fissure protectrice qui peu à peu, devint un peu plus large.

La croissance était si lente, que personne ne se soucia d'elle pendant de longues années. La petite plante n'était pas bien fière, car les gens passaient près d'elle sans même la voir ni la saluer.

Un jour d'été, arriva un homme épuisé. Il semblait avoir beaucoup marché, elle eu pitié de lui et le couvrit de son ombre. Alors l'homme sourit et leva le bras vers la première branche. Avec une grande douceur, il attrapa un fruit, le porta à sa bouche, et ria de bonheur.

Et c'est ainsi qu'elle réalisa, qu'elle avait un ami.

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http://regis-pnl-coaching.blogspirit.com/archive/2008/09/27/une-solide-petite-graine.html

Note : Cette métaphore a été écrite en réponse à un appel au secours sur un forum anti-dépression. Elle répondait à l'appel d'une personne souffrante de l'incompréhension de ses collègues de travail, dans une administration où le réglement est très rigide.

Stage de gestion des émotions, Marseille : cliquer ici



Autres documents sonores sur ce site : Colonne de gauche, des histoires, pour dormir le soir...

10.10.2008

Similitude de vues

Croyances et préjugés...

Selon Einstein :

« Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu'un atome. »
« Peu d'êtres sont capables d'exprimer une opinion différente des préjugés de leur milieu. »
« Rares sont ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité. »
« Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur sa propre lecture, et non d'après les racontars des autres. »
« La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information. »

Selon Bouddha :

« Ne croyez pas simplement sur des ouïes-dire. Ne croyez pas sur la foi des traditions, même si elles sont en honneur depuis de nombreuses générations. Ne croyez pas une chose parce que l’opinion générale la tient pour vraie, ou parce que les gens en parlent beaucoup. Ne croyez pas une chose sur le témoignage de l’un ou de l’autre des sages de l’antiquité. Ne croyez pas une chose, parce que les probabilités sont en sa faveur, ou qu’une longue accoutumance vous incline à la tenir pour vraie. Ne croyez pas ce que vous vous êtes imaginé, pensant qu’une puissance supérieure vous l’avait révélé. Ne croyez rien, sur la seule autorité de vos maîtres ou des prêtres.
Cela seul que vous aurez vous-même éprouvé, expérimenté et reconnu pour vrai, qui sera conforme à votre bien et à celui des autres, cela, croyez-le et conformez-y votre conduite. »

Selon Descartes :

« Le regard pénétrant de l'être, peut brûler tous les conditionnements mentaux (préjugés, etc) et émotionnels. »

Juste une remarque... La dernière réflexion est tout à fait dans le style bouddhiste... Descartes était-il vraiment Cartésien ?